CIE DEMAIN IL FERA JOUR

CRÉATION OCTOBRE 2022

Une pièce de Vincent Clergironnet

Jeu et mise en scène : Vincent Cergironnet – Musique Cédric Leguillerm – Scénographie et costumes Barbara Mornet – Décoration Emeline Gentil – Regard Extérieur Mickaël Monnin – Lumières Jennifer Montesantos – Production Alixiane Morel – Diffusion Anne-Lise Ourmières – Administration Valérie Scheffer.

THÉÂTRE

TOUT PUBLIC À PARTIR DE 12 ANS

Un défi ? Réapprendre à vivre sans la peur de l’ogre… 

Certains pensent qu’il vaut mieux continuer comme si l’ogre était là…

D’autres cherchent à tirer profit de la situation et de tout ce qui est désormais permis. 

Une petite société se fissure et se fragmente. Elle est à l’instar de la notre en difficulté pour saisir sa chance, modifier ses modèles et se repenser en profondeur.

L’HISTOIRE

Au fil du temps, on trouva avec l’Ogre des aménagements, l’espérance de vie s’allongea et l’on savoura un certain confort matériel…
Pourtant, l’Ogre, par la peur qu’il inspirait, exerçait toujours une certaine autorité qui était fort commode pour faire obéir les enfants et commander les adultes. Dans une lointaine province, hommes et femmes vivaient depuis des millénaires sous la domination d’un Ogre. Dans les temps anciens, l’Ogre menait les jeunes hommes sur les champs de bataille et, la nuit venue, il se nourrissait de la chair des morts et mangeait les cadavres des agonisants. Lors des épidémies ou des famines, l’on assistait au festin de l’Ogre et plus tard lorsque vint le temps des mines, il arrivait souvent que le monstre dévora les enfants qui y travaillaient. Or un jour, un enfant qui s’est perdu dans la montagne, en revient sain et sauf.
On l’interroge, on mène une enquête et bientôt la nouvelle se répand comme une trainée de poudre : l’Ogre a disparu ! C’est à peu près à ce moment que commence notre histoire.
Le narrateur qui exerce alors la charge de juge de paix est nommé dans la région. Il mène l’enquête au milieu d’une population désemparée : faut-il continuer de vivre comme avant ? Faut-il inventer quelque chose de nouveau ?

NOTE D’INTENTION – LE RECOURS AU CONTE

De part la lignée de femmes dont je suis issu (ma grand-mère, ainsi que mon arrière grand-mère étaient conteuses), je suis infiniment sensible à l’univers des contes. Je le précise ici parce qu’il me semble que c’est en soi un argument. En effet, je crois, avec Yannick Jaulin* que l’enracinement d’un artiste (qui peut se traduire par la pratique d’une langue, une parole, un accent, une tradition) lui permet de relier son geste à une histoire profonde, d’instaurer un rapport charnel avec son art et de donner à son rapport avec le public une dimension d’authenticité qui est absolument nécessaire. Les contes ont quelque chose d’archaïque qui nous relie directement à la fois aux profondeurs et à une culture commune. La lecture d’Henri Gougaud* et la connaissance de son fantastique travail de collectage de contes a achevé de m’en persuader : ils sont un espace de réunion, un espace dans lequel il y a de la place pour de l’universel et de la diversité. Ainsi, répondent-ils à un impératif que je ressens profondément, celui de rassembler. Les contes offrent toujours un dénouement, ils donnent des clés, ils ont une fonction initiatique. Ils font faire à celui qui les reçoit un parcours imaginaire qui le prépare à être confronté à la vie en lui rappelant ce que son âme sait déjà. Ils réveillent dans le psychisme de l’auditoire une sagesse dont il est déjà dépositaire et qu’il reconnait. C’est l’excellent livre de Clarissa Pinkola Este* (Femmes qui courent avec les loups) qui a commencé de m’enseigner cela. La fréquentation des contes m’a inspiré dans l’écriture de la plupart des pièces que j’ai montées qu’ils soient des contes modernes (les personnages de Demain il fera jour et Maintenant) ou des contes qui s’inscrivent dans un temps « en dehors du temps » (Madame K, Magdalena…)

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